L’Eiger est un sommet très connu pour sa face nord, l’une des dernières difficultés des alpes mais aussi pour son arête mythique de la Mittellegi.

Sommet de l’Eiger avec la Mittellegi à droite

Tout com­mence à Grindelwald, de là on peut obser­ver l’arête qui se découpe sur la gauche de la face nord. Pour une fois mais pas cou­tume nous pre­nons le train pour mon­ter en cabane, direc­tion de la Jungfraujoch. On sort à l’arrêt Eissmer. Par des tun­nels creu­sés dans la face est de l’Eiger, on rejoint le gla­cier pour se diri­ger vers la cabane.

Mittellegihütte per­chée sur l’arête.

Deux petites lon­gueurs d’escalade, une tra­ver­sée sur une vire et un zig zag pour rejoindre la cabane. Accrochée sur son arête, la Mittellegihütte ne compte que 67 places et le repas du soir est ser­vi en deux fois et on se demande com­ment la gar­dienne arrive à nous sur­prendre avec un si bon repas.

Une belle ambiance mati­nale.

Départ à 3h30, on grimpe direc­te­ment après la cabane de quoi se réveiller de façon active. L’itinéraire est facile on suit le fils de l’arête jusqu’au pre­mières cordes fixes qui sont nom­breuse mais bien utile sur­tout pour le pas­sage de la grand tour qui est très sou­vent en neige ou glace.

Quelques lon­gueurs de mixtes avant le som­met.

Le soleil nous rejoint au som­met

L’Eiger est un som­met « seule­ment » à 3967m mais il est bien plus impres­sion­nant que cer­tain grand 4000m des alpes. Du som­met on a une vue plon­geante sur Grindelwald par cette face nord de plus de 1000 mètre. Une fois en haut on à accom­pli la moi­tié de la course et la des­cente par l’arête sud est encore longue.

Une belle des­cente variée.

Du som­met, on des­cend l’arête sud jusqu’au col Nord de l’Eiger. De la on rejoint le col sud par une belle tra­ver­sée sur un joli Gneiss. Une fois le col atteint il nous reste 45min par le gla­cier jusqu’à la Jungfraujoch pour prendre le train.

Une belle tra­ver­sée avec peu de marche d’approche, un luxe.

Une clas­sique qui peut atti­rer du monde les jours de beaux mais si on part dans les pre­mières cor­dées on est sou­vent tran­quille. Les cordes fixes sont bien venues et l’ambiance est juste magni­fique. Un som­met mythique que je vous recom­mande. Attention aux infor­ma­tions sur camptocamp.org pour la mon­tée en cabane, c’est bien plus com­plexe.

Un énorme mer­ci à la gar­dienne de la Mittellegihütte qui est loin du luxe de cer­taines cabanes Suisse mais elle le fait avec envie et pas­sion. Certains gar­diens devraient en prendre de la graine.

Bonne suite d’été à tous !