Le « Chauchefoin » à l’Etale est une belle classique du ski de pente. Il est un peu planqué mais néanmoins très souvent parcouru.

Un des accès les plus uti­li­sés est de remon­ter le « Couillu à Brodel » en ver­sant Nord. Ce cou­loir bien encais­sé, sort aux 45 ème de la hau­teur du Chauchefoin.

Les autres solu­tions sont de remon­ter le dit cou­loir ou encore de venir par le haut, de la combe Foiroux.

Chauchefoin / Thierry, Philou Max / Février 2019

Max et Philou, sous le som­met de l’Etale, en contre bas, à droite, la combe Foiroux.

Après une bonne dizaine de jours à tra­vailler ensemble, avec Philou, nous devions bien ter­mi­ner cette série par une sor­tie pour nous ! Max, son fils et Thierry, un de mes com­pa­gnons des pentes raides, nous ont emboi­tés les traces, c’était pré­vus ain­si !
L’idée de base était bien de remon­ter vers le som­met de l’Etale, pour bas­cu­ler dans le cou­loir Combaz en ver­sant Nord. Du bas de ce der­nier, nous vou­lions rejoindre le pied du « Couillu à Bordel », remon­ter ce der­nier et skier le Chauchefoin. Un tour logique. Une boucle que nous avions déjà réa­li­sés dans le sens inverse.

Chauchefoin : Thierry haut de la face Février 2019

Thierry dans les contres pentes sous le som­met de l’Etale.

Chauchefoin : Philou Max : Février 2019

La variante d’ac­cès de ce matin ( seconde rampe. ), Philou et Max nous rejoignent. L’accès clas­sique ce fait par le col, juste devant le pho­to­graphe, en pre­mier plan.

L’Etale reste un des plus beaux sommets des Aravis pour jouer avec les solutions et connections entre les pentes, couloirs et autres rampes.

Ce matin, au som­met de l’Etale, les condi­tions du Combaz, ce cou­loir qui pro­pose une sec­tion à 50°, parais­saient avoir pris pas­sa­ble­ment le vent de la nuit pas­sé.

Nous avons pas hési­tez long­temps au col. Rejoindre le Chauchefoin depuis les contres pentes Ouest est rela­ti­ve­ment facile. Il vous fau­dra repé­rer mal­gré cela, la 3 ème petite rampe, sur votre droite, qui remonte vers une épaule qui marque le som­met du cou­loir.

La seconde rampe passe aus­si les années de bons ennei­ge­ments, comme cette sai­son… J’écris cela en connais­sance de cause, nous l’avons tes­té ce matin. Avec une très belle ambiance.

Chauchefoin : Philou : Février 2019

Philou dans le haut du cou­loir. Rien à dire… Ou si .… Encorrrrrreeeeee !

Chauchefoin : Thierry Février 2019

Thierry dans la seconde moi­tié du cou­loir. C’était juste bon.… ::))

Le Chauchefoin est une rampe en lui-même, sur ses 100 premiers mètres. Il plonge sur 500 mètres à une moyenne de 43°.

A la hau­teur de la sor­tie du « Coullu… » nous avons croi­sé un gars qui en sor­tait. Visiblement avec un bel effort pour tra­cer.

Avec Philou, nous tota­li­sons déjà quelques pas­sages dans le Chauchefoin, mais jamais et de loin, avec des condi­tions aus­si incroyables. Pour Max et Thierry, le pre­mier pas­sage dans ce tobog­gan sera cer­tai­ne­ment le der­nier…. Trouver meilleurs condi­tions que ce matin…. Ce serait vrai­ment jouer ses jokers.…

Chauchefoin : Thierry, Philou Max : Février 2019, Max

Max dans le bas du cou­loir, che­veux au vent.…

Un « coup de gamin » comme nous appelons ce genre de sortie ! Cette dénomination vient des sourires béants, des yeux brillants et des qualificatifs échangés quand l’équipe arrive en bas, aborde la discussion !

Chauchefoin : Thierry, Philou Max : Février 2019

Thierry sort du cou­loir, dom­mage il à 3 traces devant lui, c’est ça de faire des pho­tos pour les autres.…

Une mati­née excep­tion­nelle.