Après une bonne séance d’exa­mens, Max avait une grosse envie d’aé­rer et détendre sa matière grise, et par chance la météo et les condi­tions de neige lui ont été favo­rables. Mélange déli­cieux entre une petite semaine de tran­si­tion avant la reprise uni­ver­si­taire, et quelques dates libres sur l’a­gen­da de son pater­nel.

Max dans la pre­mière par­tie du cou­loir cen­tral

La pre­mière sor­tie au Chauchefoin à L’Etale a tout de suite don­né le ton, ça va être fort bon ce petit inter­mède!!!!

Trois jours plus tard, on en remet une petite couche avec des amis clients à la nord-est du Génépi (Arpette). Toujours aus­si délec­table. Douceur à la mon­tée sous un soleil qui vous caresse l’é­chine et volup­té pour la des­cente du ver­sant nord.

Il nous fal­lait bien un troi­sième épi­sode.

Pour ter­mi­ner la mini-série , le choix s’est por­té sur le Mont de Grange. Un som­met que j’af­fec­tionne par­ti­cu­liè­re­ment car tous ces ver­sants ‚nord, sud, est, ouest, nous offrent selon la période et les condi­tions, des des­centes de belle ampleur.

A la jonc­tion des deux cou­loirs

Après avoir été, l’année dernière au couloir Chemine avec Xavier, et skié le versant sud avec des clients, j’avais vraiment envie de faire découvrir à Max , le Pertuis. Avec une longueur d’environ 400m, une inclinaison de près de 42° et avec une dernière section de 100m à 50°, ce couloir n’est pas à sous-estimer.

La ligne, droit en haut et en bas…

De plus, l’ac­cès est assez aisé, car en pre­nant les ins­tal­la­tions de Chapelle d’Abondance, il ne vous reste plus qu’un petit 900m de déni­ve­lé posi­tif à faire. Après trois semaines d’ac­ti­vi­té qua­si non-stop, pas une grosse envie pour le guide de se lever trop tôt et de faire des cen­taines de kilo­mètres.…

Départ à 9 heures au pied du télé­siège du Crêt-Béni puis encore un petit coup de tire-cul et hop, nous met­tons les peaux à 1500m. Royal.

Nous avons opté avec Max, pour une petite boucle en remontant par le couloir central sur l’image qui rejoint à mi-hauteur environ le Pertuis. Il se termine par un petit verrou qui parfois peut-être verglacé donc si vous n’êtes pas très à l’aise sur vos crampons, un bout de corde peut être utile. Arrivé à la jonction des deux couloirs, vous pourrez facilement visualiser la partie basse du couloir et ensuite remonter dans sa seconde section, la plus raide.

Max dans la par­tie médiane

Il y a eu, ces der­niers jours, pas mal de pas­sage. Malgré tout, il nous res­tait une neige froide et tas­sée avec sur­tout un bon grip. Pas vrai­ment de droit à l’er­reur. Lorsque vous gui­der des clients dans ces pentes, même si vous savez qu’ils assurent et qu’ils sont de supers skieurs, quelques che­veux gris par­sèment un peu plus votre cri­nière, en fin de la jour­née. Mais quand vous y allez avec votre des­cen­dance, vous pre­nez pas loin 10 ans d’un seul coup, même s’il est bien plus sûr, que vous, sur les skis.…

Le père à la sor­tie du cou­loir

Trois sor­tie superbes avec le fils, vive­ment les pro­chaines.

Bonne suite de sai­son.

Philou