Mi-mai, après deux mois de confinement, la reprise ne pouvait pas être plus belle. Il y a presque une année, avec les Denis, on avait mis au programme la Pointe Dufour pour terminer la saison. Le Covid et la vie ont modifié un peu le cours des choses. En effet, le week-end passé nous nous retrouvons avec Denis et François à 4 heures 30 du matin à Saint-Triphon. L’objectif de notre sortie est le Rimpfischhorn.

Un hiver pauvre en neige nous oblige à por­ter les skis et les chaus­sures jus­qu’à la cabane Täsch. Après un petit café, départ pour le Feechopf. Suite à une longue pause for­cée, 1700m de déni­ve­lé nous font sen­tir que mal­gré nos foo­tings et nos séances de gai­nage, notre corps n’a plus l’ha­bi­tude de mon­ter en alti­tude.

Les condi­tions sont belles et mal­gré une neige un peu col­lante sur le bas de la des­cente, ça fait du bien de refaire quelques virages.

Descente du Feechopf

À notre retour à la cabane, celle-ci est bien rem­plie. Avec les res­tric­tions en vigueur, Renate ne peut accueillir qu’une qua­ran­taine de per­sonnes. Le nombre de cou­chettes a été res­treint, tout comme les tables. Le ser­vice se fait avec un masque et des fioles de dés­in­fec­tant sont dis­po­sées dans quelques endroits stra­té­giques de la cabane. Mis à part cela les gens sont contents et les sor­ties en mon­tagne semblent reprendre un cours plus ou moins nor­mal.

Au réveil, nous décou­vrons avec plai­sir que la nuit nous a réser­vé une jolie sur­prise en nous offrant quelques cen­ti­mètres de neige fraîche. Refaire la trace, se retrou­ver sur les gla­ciers, sen­tir l’aube poindre et voir l’é­mer­veille­ment sur les visages de François et Denis, sont autant de beaux moments qui me font prendre conscience que j’aime vrai­ment ce métier, qu’il m’a­vait man­qué et que cela fait vrai­ment du bien de reprendre.

Nous déci­dons de nous arrê­ter au som­met d’hi­ver à 4001 mètres. Nous y arri­vons les pre­miers sui­vis de près par mon ami et col­lègue Jérôme Gottofrey. Pendant que celui-ci conti­nue l’as­cen­sion jus­qu’au som­met d’é­té, nous nous lan­çons dans la des­cente. La neige est par­faite de haut en bas. Étant par­tis tôt nous avons droit à un bou­le­vard lisse, vierge et sau­pou­dré de quelques cen­ti­mètres de pou­dreuse fraîche, un régal !

Peu avant le som­met d’é­té du Rimpfischorn
Quel plai­sir !

Vivement la suite !