Cinq jours, six skieurs et une mission : trouver les meilleures descentes entre La Grave et Courmayeur. Ce groupe que j’apprécie particulièrement est un mix parfait d’anglophones : trois Écossais, deux Anglais et un Américain. Après une première haute route mythique l’an dernier, nous nous retrouvons pour découvrir les pentes de La Grave. Seul hic : le téléphérique est en panne.

Jour 0 : Arrivée mouvementée et ambiance rugby
Nous arrivons à La Grave le samedi 22 février, en plein chassé-croisé des vacances françaises et la circulation est dense. Une fois sur place, direction le bar du village pour suivre le match Angleterre-Écosse du Tournoi des Six Nations. L’ambiance est électrique : l’Écosse est menée mais arrache un essai dans les dernières minutes. Explosion de joie… jusqu’à la tentative de transformation ratée qui scelle leur défaite. Entre euphorie et déception, notre groupe est déjà bien dans le bain. J’ai adoré cette entrée en matière ! 😆🍻
Jours 1 et 2 : La Grave version alternative
Avec la fermeture du téléphérique, nous accédons au glacier de la Girose via Les Deux Alpes. Premier jour, visibilité médiocre… jusqu’à ce qu’on passe en dessous du plafond nuageux ! Belle descente dans une neige incroyable. Rebelote le lendemain, mais cette fois, nous poussons jusqu’au pied du Râteau. Le contraste est saisissant : en altitude, c’est la fête, en bas, la misère. Oubliez les fameux couloirs de La Grave, cette année, ils restent impraticables. Bilan de chaque journée : 800 m de montée pour près de 3000 m de descente. Rentabilité maximale !
Un grand merci à notre hôtel Edelweiss, où nous avons été très bien reçus. Mention spéciale à la cuisine française, toujours un régal après une grosse journée de ski.

Jour 3 : Alpe d’Huez sous la neige
Direction l’Alpe d’Huez, où la météo joue avec nos nerfs. Neige fraîche et visibilité inexistante. Heureusement, Matthieu, un guide du coin et ami de Yann, me prodigue des bons spots (merci pour les tips !). Nous tentons le Pic Blanc mais la visibilité nous empêche de skier sur le glacier. Toutefois, nous trouvons de superbes runs aux Dômes des Petites Rousses. La journée se termine sur trois belles descentes, dont deux magnifiques couloirs.
Jours 4 et 5 : Courmayeur, le choix gagnant
Nous quittons la France pour Courmayeur, accueillis par une belle chute de neige. Premier jour, montée à la Tête de l’Arp : ambiance magique, premières traces garanties et panorama “breathtaking” sur la face Sud du Mont Blanc. Certaines personnes de l’équipe décrètent que c’est la meilleure journée de ski de leur vie. Aucune de pression de mon côté… mais il faut faire encore mieux demain !
Dernier jour, retour à Courmayeur pour une dernière journée de ski dantesque. D’abord une longue descente jusqu’au village sans effort, puis une montée en peaux pour une pépite repérée la veille : une pente nord à 35-40° en neige vierge, avec toujours cette vue imprenable. Le kiff absolu. La dernière descente de la semaine restera gravée dans nos mémoires.







Le marathon des terrasses… et la fin en beauté
Comme le veut la coutume, nous fêtons cette fin de séjour dignement. En Italie, ce ne sont pas les barmans qui nous poussent dehors sur les terrasses de ski, mais les pisteurs. Dernière descente quelque peu éméchée mais des souvenirs plein les yeux. Personne n’a envie que cette semaine ne s’arrête.
Bilan : une semaine “breathtaking”, des fous rires, des souvenirs incroyables et un groupe en or. Un immense merci à Angus, Tom (alias Tomiboy), Jemima, Clint (alias Clintiboy), Spencer (alias Speniboy) et Will. Hâte de remettre ça l’année prochaine !