Une sortie de trois jours en Italie pour aller découvrir les fissures mythiques de cette vallée perdue entre le Piemonte et Aosta. Mais une belle falaise n’est rien sans un compagnon de cordée au top…

L’idée de base était de faire une jour­née de grimpe le ven­dre­di, mais après un café ou deux, nous voi­la en route pour le Val d’Orco, connu pour ses longues voies mythiques telle que « La fes­su­ra del­la dipe­ra­zione » ou « Orecchio del pachi­der­ma » qui offrent une belle esca­lade sur un beau gra­nit.

Falaise Sergent

Le pre­mier jour, la météo nous contraint de grim­per plus bas dans la val­lée, à la falaise de Bosco. Un joli spot pour se faire les bras avec quelques belles voies de 30–35m.

Falaise de Bosco

Deuxième jour, la météo s’améliore net­te­ment. Du coup, on s’attaque à la falaise Sergent qui sur­plombe Ceresole. Pour se mettre dans le bain on se fait Nautilus, une clas­sique qu’il vaut la peine de faire. 6a max avec de beaux pas­sages en fis­sure que l’on peut pro­té­ger faci­le­ment : idéal pour un début.

Le départ de Nautilus

Belle troi­sième lon­gueur en 5c+

Daniel dans la lon­gueur de 6a

Les lon­gueurs du haut de Nautilus ne sont pas très inter­es­santes mais on peut faire un rap­pel dans Jedi Master et s’essayer à son 6c que l’on peut sor­tir faci­le­ment en artif si besoin.

Descente dans Jedi Master

Les dif­fé­rentes voies ne sont pas très longues mais on peut en faire deux ou alors s’amuser à faire de la mou­li­nette dans la Fissura del­la Disperazion (atten­tion friend 5 et 6 conseillé) ou dans Incastromania.

Pour notre der­nier jour, nous nous ren­dons au sec­teur Caporal qui est la deuxième grande falaise d’Orco.

Sortie de l’Orecchio del Pachiderma

Une com­bi­nai­son de voie entre le départ de l’Orecchio et la fin de Rattle Snake. L’Orecchio est une voie mythique avec les plus beaux pas­sages en fis­sure de ces deux jours. Une ligne logique qui vous amène dans le dièdre final de Rattel Snake.

Longueur en 6c pour rejoindre le grand dièdre

La pluie met­tra fin à notre séjour. Un endroit de rêve pour grim­per en fis­sure ou en artif…

Il existe un nou­veau topo avec de belles pho­tos et de très bons des­crip­tifs. Et un nou­veau topo pour le bloc aus­si. Prendre deux jeux de friends jusqu’au numé­ro 4 (Camalot). Il y a pos­si­bi­li­té de louer sur place les numé­ros 5 et 6 pour la fis­sure de la Disperazione.

Un grand mer­ci à mon père pour sa moti­va­tion à tou­jours vou­loir grim­per et décou­vrir de nou­veaux endroits. C’est un plai­sir de voir que même après toutes ces années, la pas­sion de grim­per et de décou­vrir est encore plus forte qu’avant. Père avant d’être mon plus grand pote, t’es de loin mon plus grand héros !

Bel automne à tous !

Loïc