L’arête nord du Sirac, une très belle envolée dans le Valgaudemar. Cette vallée au sud du massif des Ecrins est un petit paradis pour une pratique de la haute montagne loin des foules.

L’arête nord s’approche en 45 minutes depuis le refuge de Vallonpierre qui ce der­nier, s’approche depuis le par­king de la route qui monte au Giobernet, ce fond de val­lée magni­fique. Plus qu’un récit, je pro­pose un bout de topo, his­toire d’aider ceux qui vou­draient prendre de la hau­teur sur cette arête nord, mais qui prend bien le soleil en été et qui mérite une visite :

Attaque de l'arête nord du Sirac. Le passage clé, les dalles d'accès à l'arête proprement dit

Philippe dans la sec­tion des dalles sous la brèche, en début de l’ascension.

Du refuge, repé­rer la brèche à l’aplomb du cairn, sur la pho­to d’ouverture de l’article…. Brèche évi­dente, elle consti­tue le départ de l’arête elle-même. Pour rejoindre cette brèche, remon­tez les dalles qui en donne l’accès, de la façon sui­vante :

Rejoindre le pied du dièdre évident à gauche de cette petite face. Du pied, mon­tez en dia­go­nale sur la droite jusqu’au pre­mier sys­tème de vire. Continuez sur la droite ascen­dante pour évi­ter des dalles her­beuses. Revenir à gauche pour atteindre le pied du res­saut raide. Ce der­nier est la clé de l’ascension. Il se passe en remon­tant une fis­sure dièdre par­tiel­le­ment équi­pée ( 4c ).

Ce pas­sage clé com­mence juste der­rière une petite écaille en rocher blanc/gris. 1 piton et 1 spit visible. A froid ne vous deman­dez pas si toute la voie sera de ce style… c’est juste un pas­sage. A 25 mètres un relai en dalle. Puis vous remon­tez ce sys­tème de dalles sur deux lon­gueurs sup­plé­men­taires. (1 relai puis une vire ). De la vire, remon­tez à gauche des gra­dins et sys­tèmes de fis­sures pour rejoindre la brèche. ( Refuge – Brèche 2h00 ).

arête nord du Sirac, ambiance alpine

Philippe pro­fite des pre­miers rayons de soleil. L’ambiance com­mence à être pré­sente.

La suite passe dans les grandes dalles cou­chées, pour aller cher­cher à leur extrême gauche, sur le fil, un pas­sage agréable à grim­per. Remontez jusqu’à la vire sui­vante. Cette sec­tion vous vous trou­vez du côté Chabournéou ! Revenir vers le fil de l’arête après ce pre­mier res­saut. La sec­tion qui ce redresse est magni­fique. Grimpez 3 lon­gueurs proche du fil. Le rocher est solide. La pre­mière de ces lon­gueurs est une fis­sure en 4b/c dans laquelle vous trou­vez un piton. Ce res­saut pas­sé, vous sor­tez sur des vires munies de mitrailles…. Le res­saut sui­vant, moins com­pacte, ce fran­chit à gauche de la fis­sure large. Cette sec­tion est pas inou­bliable… La vire du des­sus offre des muni­tions pour la vire de des­sous„, Puis l’itinéraire ce déroule au plus proche du fil, sans dépas­ser le 3 ème degrés. Vous pour­rez lou­voyer à votre guise jusqu’au pied du névé. Du pied de ce der­nier, le fil de l’arête est en excellent rocher et l’ambiance est très aérienne. ( Brèche – Sommet 4h00 ).

Arête nord du Sirac, proche du sommet

Philippe dans la sec­tion finale de la course. Une grosse ambiance sur l’arête.

Sommet du Sirac

Sommet du Sirac.

Gardez en mémoire que la vue plon­geante sur le refuge durant 80% de la course est le meilleurs topo !

La des­cente n’est pas une mince affaire. Du som­met, il y à des cairns visibles en ver­sant ouest puis sud. La sente ramène vers un gen­darme carac­té­ris­tique jaune au col sépa­rant le ver­sant sud du ver­sant ouest. Le gen­darme ce contourne ver­sant ouest ( friends moyen conseillé ) part une rampe des­cen­dante. Puis des­cendre au mieux dans le sys­tème de dalles et vires, pour rejoindre le pre­mier rap­pel ( Cordellettes sur 2 spits ).

Une corde mini­mum de 50 mètres pour les 3 rap­pels finaux est pas du tout un luxe.

Le gla­cier recule…. les cre­vasses s’ouvrent et la pente se rai­di…

Topo C2c