Après mon double séjour d’une semaine l’année passée au Kirghistan, j’étais convaincu de vouloir y revenir cette année.

J’ai dû par­ler avec un enthou­siasme convain­cant de ce pays puisque douze clients se sont ins­crits pour la ses­sion 2018 du ski de ran­don­née dans la magique val­lée d’AkSuu. C’est donc avec mon ami et col­lègue Yann Nussbaumer que nous avons enca­dré Malika, Maya, Laurence, Sylvie, Sophie, Noelle, Anne, Louis, Cedric, Patrice, Olivier… et Olivier ! Les par­ti­ci­pants ne se connaissent pas tous au départ et pour­tant une super ambiance s’est très rapi­de­ment ins­tal­lée dans le groupe.

Kirghistan, ski dans la vallée d'Ak-Suu

Certaine ascen­sion demandent un peu de par­cours d’arête. Une ambiance par­ti­cu­lière en Asie cen­trale.

Le voyage jusqu’au confor­table camp de yourtes de la val­lée d’AkSuu n’est pas de tout repos : deux fois cinq heures de vol, une nuit de route dans un mini­bus secoué par des routes kir­ghizes de qua­li­té variable, un inter­mède skiant dans la petite sta­tion de Karakol, puis quinze kilo­mètres à ski, trac­té par des ski-doo… Par les temps qui courent, la tran­quilli­té ne s’atteint pas sans quelques conces­sion de confort !

ski kirghistan vallée d'Ak-Suu

Yann pro­fite de fer­mer le groupe et laisse un peu aller ses Corvus. Des ski aux patins larges sont impé­ra­tifs dans cette neige ultra froide.

Cette année, très peu de neige est tom­bé dans la région et le phé­no­mène de trans­for­ma­tion du man­teau nei­geux en épaisse couche sans cohé­sion déjà obser­vé l’année pas­sée en est d’autant plus mar­qué. Au Kirghistan, les nuits très froides, très sèches et avec un puis­sant rayon­ne­ment rendent la neige de la région presque unique au monde. C’est n’est pas tou­jours agréable à skier mais cela ajoute un côté… exo­tique au ski kir­ghize. Le groupe est com­po­sé que de bons skieurs et tout le monde prend fina­le­ment beau­coup de plai­sir à s’en sor­tir dans cette matière skiante nou­velle.

ski kirghistan vallée d'Ak-Suu

Patrice chaus­sé des mêmes Corvus de Black Crows, pro­fite plei­ne­ment de cette des­cente magique.

Pas de réseau GSM, pas de wifi et l’ambiance de groupe s’en trouve transformée !

Les fins d’après-midi sont ryth­mées par des tour­nois de jass, des longues siestes et des dis­cus­sions sans fin. Lors du sou­per, pas de « par­tage what­sapp des 65 pho­tos du jour »… mais juste un groupe de potes qui papotent autour d’un sou­per si bien cui­si­né par Julia et d’un verre de rouge appor­té jusqu’ici non sans sueurs froides. La soi­rée ne se pour­suit pas sous le bleu bla­fard de face­book mais autour de « blind tests » endia­blés qui font bien rire nos hôtes kir­ghizes. Ces jour­nées ryth­mées uni­que­ment par le moment pré­sent sont d’une valeur ines­ti­mable et avec Yann nous avons eu beau­coup de plai­sir à les par­ta­ger ain­si avec nos clients. Le Kirghistan… Nous y retour­ne­rons rapi­de­ment…

Ski Kirghistan vallée d'Ak-Suu

Cédric déguste la neige ultra sèche et froide. Ce jour là, il pro­fi­ta plei­ne­ment de ces gros DPS

On sort éga­le­ment encore plus convain­cus qu’avant de la qua­li­té du ser­vice que nous pou­vons offrir en tra­vaillant à deux guides : Que ce soit pour aller repé­rer la sor­tie d’un val­lon, pour gérer le groupe dans une situa­tion nivo­lo­gique déli­cate, pour trou­ver la meilleure idée de sor­tie du len­de­main… ou pour cal­mer son col­lègue qui devient vert de rage au gui­chet de la com­pa­gnie aérienne qui ne nous trouve pas de vol de rem­pla­ce­ment après le retard du pré­cé­dent, c’est tou­jours génial de faire confiance à son pote ! Et avec Yann, très sou­vent, les bas de l’un sont com­pen­sés par les hauts de l’autre.

Black Crows kirghistan

Petite ten­dance sur une marque de ski.… Merci à toute l’équipe pour ce voyage excep­tion­nel.

Xavier et Yann