Ce matin, avec Laurent, nous avons parcouru la fabuleuse traversée intégrale des Breithorn. Sa petite soeur la « demi‐traversée » est une grande classique. L’intégrale l’est un peu moins, mais elle est encore plus esthétique : cinq « 4000 » répartis sur plus de deux kilomètres d’arête. Les classiques ne le sont pas pour rien !

Au vu des tem­pé­ra­tures de ces jours (!) et de la poten­tielle affluence sur cet iti­né­raire, nous sommes allés pas­ser la nuit dans le super refuge ita­lien « Guides d’Ayas » afin de par­tir tôt le matin. La demi‐traversée peut se faire avec la pre­mière benne du Petit Cervin… et ça joue des coudes ! C’est pas notre genre.

Une mon­tée en cabane qui res­semble plus à une des­cente en cabane. Mais on est déjà en haut mon­tagne et c’est bien beau !

Nous avons par­cou­ru de nuit l’itinéraire jusqu’au som­met de Roccia Nera (4075m)… his­toire de ne pas avoir besoin de le faire en t‐shirt… Et le lever du soleil y est splen­dide. En ce début août 2018, la pente ter­mi­nale au‐dessus du bivouac est bien­tôt tout en glace… Quelques taches de neige et des vieilles traces nous ont assu­ré une mon­tée fina­le­ment assez confor­table.

Lever du soleil au Roccia Nera (4075m), le pre­mier som­met du jour !

Au bou­lot !

Les deux som­mets (Gendarm et Breithornzwillinge sur les cartes suisses) qui suivent Roccia Nera s’escaladent faci­le­ment et se des­cendent en rap­pel. Une corde de mini­mum 40m est néces­saire. Au Gendarm, contrai­re­ment à ce qu’on peut lire dans cer­tains topo, il est très confor­table de faire trois rap­pels de 15/20m cha­cuns (spits, broches et pitons, ligne évi­dente).

On vient de rejoindre l’itinéraire de la demi‐traversée… avant la foule !

La deuxième par­tie, per­met­tant l’accès au Breithorn cen­tral est la plus tech­nique. La plus belle aus­si peut‐être. Pour l’itinéraire, pas besoin d’avoir fait science‐po : sui­vez les traces blanches lais­sées par les mil­liards de cram­pons qui sont pas­sés par là ! Nous avons eu le pri­vi­lège de pou­voir grim­per cette par­tie sans les cram­pons. Ça fait moins mal aux oreilles !

Dans les dalles de contour­ne­ment du pre­mier gen­darme du Breithorn cen­tral. Trop classe !

Bientôt on rechausse les cram­pons pour rejoindre…

… le Breithorn cen­tral puis la Breithorn ouest (4165m) où une foule bigar­rée nous rap­pelle que la mon­tagne se pra­tique de mul­tiples manières. Non madame, ce n’est pas une très bonne idée de se désen­cor­der pour aller faire pipi dans la rimaye…!

Avec Speedy‐Laurent, on est toujours à l’heure pour le repas ! Un hamburger à l’Hôtel Post et hop ! on repart pour de nouvelles aventures dès demain !