Stéphane et Philou avant la belle tra­ver­sée vers la rampe.

Il y a un peu plus d’une année, avec Philou, nous avions pris un but au Pic de Bure. Pluie au pied de la voie ! Depuis, l’envie d’y retour­ner était pré­sente dans chaque dis­cus­sion de pro­jet. De plus, l’ouverture du pilier Est/Sud-Est du Pic de Bure, par R.Desmaison, Y.Pollet-Villard et A.Bertrand date de…Septembre 1961. Un par­cours cin­quan­te­naire s’imposait. Deux cor­dées pour cela, la pre­mière entre moi et Silvana ( pour Vana, cer­tai­ne­ment l’une des rares visites Argentine/féminine du pilier), la seconde com­po­sée de Philou et Stéphane. Stéphane avait déjà par­cou­ru le pilier en octobre 1975 avec une amie. Un bivouac au cha­let du Vallon d’Ane. Une nuit de pleine lune, pas de vent et la fraî­cheur de la fin de l’été. Juste Top !

Silvana au bivouac avant l’ascension.

Le pilier Sud-Est du Pic de Bure : Voie Desmaison / TD+ Max 6c/Ao. 600 mètres pour 23 lon­gueurs. Ouverte en Septembre 1961

Matériel : 2 cordes de 60m. 14 dégaines ( longues et courtes, 4 friends ( 0.5 2x / 1 et 2 ) 3 longues sangles.

Départ du Bivouac à 5h15, attaque de la voie (pre­mière cor­dée ) à 6h45, sor­tie de la voie à 13h45.

Topo uti­li­sé : Nous avons uti­li­sé le topo sui­vant :

Philou entame la tra­ver­sée vers la rampe. Au relai sui­vant, Silvana m’assure.

L1 et L2 : LE grand dièdre de départ. V puis VIc/AO. De nom­breuses sangles sur les pitons per­mettent de pas­ser rapi­de­ment (très bon échauf­fe­ment). Relais sous un toit. (1 spit et 2 pitons). Des cordes fixes pendent à droite du départ. Ouverture en cours.

L3- IV : Traverser à gauche sous le toit (relais facul­ta­tif) remon­ter la rampe et faire relais sous un petit pilier.(relais sur 2 pitons/Sangles mul­ti­co­lors)

L4- VIa+: Remonter un mur très raide fis­su­ré au des­sus du pilier ( beau­coup de pitons), relais sur 2 pitons et 1 spits.(plein gaz / Inconfortable au pos­sible!!!)

L5- V : Remonter envi­ron 5 mètres au des­sus du relais (repé­rer des pitons sur la droite) et tra­ver­ser hori­zon­ta­le­ment. Relais avant la deuxième rampe sur une écaille. (relais sur 3 pitons) Tirage pénible si vous n’anticipez pas sur la lon­gueur.

L6- V+: Traverser un peu a droite et remon­ter la rampe, par­fois sur la dalle, par­fois dans le dièdre. Relais confor­table sur une vire (1 piton, 1 spit) Moins raide, mais longue lon­gueur ( 50 m.) Pour les dames… Ce relais (petite vire) per­met un arrêt pipi…

L7 et L8- V et IV : Monter droit au des­sus du relais (ne pas prendre le dièdre à droite) et par un petit sur­plomb muni de grosses prises rejoindre une vire. Traverser à gauche (relais facul­ta­tif si corde de 60 m) et remon­ter jusqu’au pied d’un dièdre blanc carac­té­ris­tique. (relais sur 2 pitons) Attention au tirage si vous faites L7 et L8 en une seule.

L9 et L10- V+ et IV+: Ne pas prendre le dièdre, mais suivre une bonne fis­sure légè­re­ment sur la droite. Rejoindre le dièdre plus haut et pas­ser un relais facul­ta­tif. Monter droit et pas­ser une petite fis­sure (1 piton), tra­ver­ser à droite et pas­ser un petit sur­plomb, relais sur une petite vire. (3 pitons). Superbe L9. Attention après la petite fis­sure, il y à un relais. Ne pas le prendre et vrai­ment par­tir 68 mètres à droite sur la vire. (pitons dif­fi­ci­le­ment visibles).

L11 et L12- V+ et IV : Monter en légère ascen­dance à gauche pour rejoindre un grosse vire. Traverser à droite et remon­ter une rampe facile puis un petit mur pour atteindre le pied d’un gros dièdre. (relais sur 2 pitons) Pas de pitons dans L12. Relais évident au pied du dièdre.

L13 et L14′- V et V+: Remonter le dièdre par un cro­chet à droite et rejoindre son som­met (relais facul­ta­tif ). Monter un mur raide en légère ascen­dance à gauche (relais sur une petite vire, 2 pitons). Là nous avons du faire L13+L14+L14’… à 60 mètres j’ai du faire un relais sur 1 piton et 1 friends… Pas vu la petite vire du relais indi­qué.

L14’ » et L15- III : Monter droit jusqu’à venir buter sur un mur raide, tra­ver­ser à gauche sur une bonne vire. Faire relais au pied d’une petite che­mi­née (3 pitons). 5 mètres avant la petite che­mi­née, il y à une épaule. Elle pro­pose un très bon relais avec 3 pitons. L’avantage est de ne pas être à l’aplomb de la che­mi­née, au des­sus c’est du pier­rier…

L16- IV : Gravir la che­mi­née et tra­ver­ser à droite vers une rampe facile. A la sor­tie gra­vir un petit mur raide (bonnes prises) puis une autre rampe sur la droite. Relais au som­met sur un bon bloc. ( 55 m.) pas de pitons dans la lon­gueur.

L17 et L18- IV : Plus impres­sion­nant que dif­fi­cile. Remonter une petite rampe sur la droite pour rejoindre une grosse fis­sure qui ramène au des­sus du relais. De là, tra­ver­ser hori­zon­ta­le­ment à gauche (pitons) et par un petit dièdre rejoindre une vire située au des­sus. (3 bons pitons au relais)

L18 et L19- V+: Traverser un peu a droite et remon­ter la pre­mière rampe fis­sure (quelques pitons). Relais facul­ta­tif ( lar­ge­ment conseillé sinon méga tirage ! ). Continuer à mon­ter cette grande fis­sure jusqu’à une vire que l’on tra­verse de droite à gauche. Au des­sus de la vire gra­vir la fis­sure qui monte droit et faire relais sur un piton et un spit de 12. Attention au tirage.

L20, L21… Facile jusqu’au som­met. ( il y à deux spits de 12 qui pro­pose un relais excellent sur l’arête… )

Descente 1 : Suivre le sen­tier en direc­tion de l’observatoire et le quit­ter pour des­cendre la pre­mière grande combe (combe de Bure) qui des­cend sur la droite. Le pier­rier de la combe amène à des cairns et les cairns amène à un rap­pels de 20 m (3 pitons). 2h00 pour retour­ner au Chalet. Pour la suite des mains cou­rantes sont en places depuis Août 2010 et per­mettent de sor­tir de la Combe de Bure et de rejoindre le sen­tier du pas du Follet.

Descente 2 : Celle que nous avons choi­sie. Rejoindre l’observatoire, puis juste à son aplomb, des­cendre dans la combe Ratin. Au bas du second grand pier­rier prendre le sen­tier et res­ter à la hau­teur du col évident sur la droite. Passez le col et des­cendre à vue direc­tion du Bivouac. (Plus long, mais moins dan­ge­reux que la des­cente par la combe de Bure)