Le couloir Piaget a été ouvert en 1899 par Emile Piaget. Une belle envolée dans le versant Nord-Ouest du Pic des Agneaux au massif des Ecrins.

La pre­mière réa­li­sa­tion en ski date déjà de 48 ans ! Coté 5.2 avec des sec­tions à 50°, selon l’état de l’enneigement, l’objectif devient sérieux.
Couloir Piaget, Montée. Photo Helyum.ch
Vue plon­geante depuis la cabine du Pisten Bully… Philou et Laure me rejoignent tran­quille­ment.
Une belle échap­pée avec Laure et Philou. Peut-être que mon tra­vail le plus ardu pour réa­li­ser le « Piaget » fût de moti­ver Laure, qui, venant du Valais, trou­vait, à juste titre, le dépla­ce­ment un peu long… Mais elle aura été lar­ge­ment récom­pen­sée :

Son premier sommet dans les Ecrins, fût Les Agneaux, de surcroît par le Piaget et à ski. Belle entrée en matière pour découvrir ce massif incroyable.

Couloir Piaget, Laure en descente. Photo Helyum.ch.Plus tard dans la mati­née, Laure pro­fite de cette pente magique.

Laure a tra­vaillé durant quelques temps pour une autre marque de montre, peut-être qu’elle avait une clause de non concur­rence… vu qu’elle a mis un bon moment à accep­ter ma pro­po­si­tion de sor­tie !
Le Piaget est évident comme le nez au milieu du visage, quand vous regar­dez la face Nord-Ouest des Agneaux, sauf qu’… Une fois dans la face et après avoir rejoint le « coude », il ne faut pas croire que c’est ter­mi­né… La rampe de sor­tie s’allonge au même rythme que votre tem­po de marche… C’est long !
Couloir Piaget, Philou profite. Photo Helyum.ch.
Même pente, même plai­sir, Philou déguste gen­ti­ment sa chan­tilly…

Deux ou trois sections qui sont vraiment à 50°, mais elles restent courtes et bien négociables.

Pour nous, le haut du cou­loir, soit la rampe était en neige rela­ti­ve­ment dure. Par contre le centre de la face et le bas étaient en excel­lentes condi­tions.
Après la rampe, nous avons rejoint le som­met du Pic des Agneaux par l’arête évi­dente qui sépare la calotte ( bien­tôt inexis­tante….) et la face du Piaget.
Couloir Piaget, Photo Helyum.ch.
La sec­tion cen­trale du Piaget. Les traces arrivent de la rampe issue de l’a­rête som­mi­tale.
Le froid mor­dant ne nous a pas vrai­ment lais­sé le plai­sir de gri­gno­ter au som­met, du coup, l’apéro sur le retour au refuge de l’Alpe de Villar d’Arène est tom­bé à point.
Nous savions que le Piaget était en bonnes condi­tions, grâce à l’assiduité de Florian, sur les réseaux sociaux…. Cela a du bon quelques fois !
Une jour­née excep­tion­nelle, une vrai jour­née Pisten Bully… Merci Laure et Philou.