« Labyrinthe » : Comment faire du neuf avec de l’ancien ! C’est pas moi qui le dis, c’est écrit dans le topo. Mais quelle réussite ! La reprise de vielles portions de longueurs et la sortie originale, offrent un itinéraire de grande classe dans le mur de Digitibus.

Silvana à la sor­tie de la pre­mière lon­gueur. Un 6a+ exi­geant ( 6b selon cer­tain topo )

Labyrinthe ce trouve à gauche de l’i­ti­né­raire clas­sique de Digitibus. La voie est net­te­ment plus sou­te­nue mais reste très homo­gène dans sa dif­fi­cul­té. Ouverte en 2001 par Alain Pons. Certaines sec­tions sont lus­trées par d’an­ciens pas­sages de grim­peurs remon­tant d’an­ciennes sec­tions de voies.…La boucle est bou­clée, Labyrinthe est né !

Labyrinthe éreinte un peu le grimpeur dont le niveau est à son comble : 6c. Les deux premières longueurs vont réveiller les prétendants cherchant sa sortie.

Silvana sort du 6c exi­geant ( un de plus ) en seconde longueur.

Au pas­sage, la dalle de Digitibus, offre plu­sieurs iti­né­raires se dérou­lant sur un rocher magni­fique. Ce sec­teur peut être atteint par le bas ou en rap­pel ( cordes 2×60 m.) avec un départ depuis le gîte « Entre Ciel et Pierre » tenant du titre de l’a­ward Helyum 2017.

La pre­mière lon­gueur ne dépasse pas le 6a+. Mais ce der­nier est astrei­gnant et pati­né par le pas­sage des grim­peurs s’é­chauf­fant pour réa­li­ser d’autres mou­li­nettes du sec­teur. Vous êtes au pied de Pierrot Beach. Vous l’au­rez sai­si, c’est un départ peu com­mode et qui monte en puis­sance et en tech­nique jusque sous le relai. 

Les belles gouttes d’eau de sor­tie pour le 4ème longueur.

Le 6c de la seconde longueur terminera parfaitement votre échauffement. Les pieds posés, tu devras, les micro-réglettes trouvées, tu tiendras et le plaisir éreintant, tu auras ! Une section de placements exigeants suivie d’une sortie sur des gouttes d’eau magiques. Le relai tu y arriveras !

Labyrinthe prend, cer­tai­ne­ment son pré­nom dans cette troi­sième lon­gueur. Elle sla­lome fine­ment à droite puis à gauche de Digitibus. Quelques mou­ve­ments sont com­muns. Un 6b+ qui n’est pas volé. Sa lec­ture est déli­cate dans le bom­bé. Cependant, elle souffre un peu de la patine de sa voisine.

Xavier dans la der­nière lon­gueur. Un conden­sé d’opposition…

La tra­ver­sée dans les énormes gouttes d’eau au départ de la qua­trième lon­gueur est dan­tesque. Certes courte, mais le pas­sage reste de toute beau­té. Un petit « vac­cin » si besoin de la défi­ni­tion d’un laby­rinthe ; à droite, vers le haut, puis des­cendre un peu pour remon­ter vers le 4 ème point.… Une sec­tion splen­dide. Un second 6b+ qui mérite un peu de per­sé­vé­rance pour trou­ver la solu­tion de sortie.

Devant la dalle de la cin­quième lon­gueur, je pense que la plu­part des pré­ten­dants à la sor­tie du Labyrinthe, se demandent com­ment elle passe ? C’est un 6b pour­tant ! Plus l’on remonte, plus les gouttes d’eau gran­dissent, appa­raissent et vous tracent le che­mi­ne­ment. Un plai­sir constant sur 40 mètres. Encore un des plus beaux 6b de Presles, à croire qu’ils le sont tous ! 

Le must à mon goût. Un 6c riche en placements ! La longueur originale lors de l’ouverture de Labyrinthe. Entendez par là que cette magnifique section dotée de petites colonnettes, n’est pas une reprise d’une vielle voie. La cerise sur le gâteau pour tous les grimpeurs qui auront trouvé la sortie de Labyrinthe. L’aspect « terrifiant » depuis le relai s’amenuise au fil des mouvements effectués pour arriver à la conclusion du projet. Magnifique, franchement !

Et le plai­sir du soir.… Rien besoin de plus, ou presque !