Face nord et conditions sont souvent des mots utilisés dans le répertoire d’un alpiniste. Que la face soit celle de l’Eiger ou celle du Pigne d’Arolla, toujours sera suivit le mot : conditions.

Premier rayon de soleil sur les Aiguilles Rouges d’Arolla. Vue depuis le pied de la face nord du Pigne d’Arolla

Un alpi­niste cher­che­ra tou­jours, dans la quête de son graal du moment, une face nord en condi­tion. Qu’elle repré­sente 1200 mètres de déni­ve­lé en ED ou un beau AD sur 350 mètres, en sor­tant de la face choi­sie, il pour­rait en perdre le…nord jus­te­ment. Une face de cette orien­ta­tion reste une moti­va­tion, pour tous, sou­vent sor­tie de récits his­to­riques.

L’histoire alpine n’encense t’elle pas ses héros par le nord ?

16 juin 2019, Philippe remonte l’épaule d’accès à sa pre­mière face nord ; Le pigne d’Arolla. Les skis furent une excel­lente idée, mer­ci Jean Michel !

Apparaître, l’espace d’un instant comme, étant son propre héros, reste magique pour nous tous ! Souvent ce sentiment vient du nord…

Sortir de la face nord du Pigne d’Arolla, ski sur le dos ( pour l’approche ) reste un moment unique. Avec Philippe, nous étions le 16 juin der­nier dans cette face, seul au monde, pas une cor­dée dans les alen­tours. 365 jours avant, je sor­tais de la même face avec Bernard. Le hasard des condi­tions ( encore elles ) ma pous­sé vers le Pigne d’Arolla et sa face nord . Le jour sui­vant c’est le tri­angle du Tacul qui à goû­ter de nos cram­pons.

Pendant ce temps, Jérome, mon col­lègue, traî­nait ses pio­lets dans la belle face nord de la Tour Ronde.

Et que dire des traces bien mar­quées entre­vues dans le Mallory de l’aiguille du midi ?
Les condi­tions sont excel­lentes ces der­niers jours dans ces faces de l’ombre, elles méri­taient quelques visites et, au pas­sage, de « cocher » quelques « nord » à l’actif de nos clients.

Pendant que je tra­çais le Pigne d’Arolla, Jérome et sa cliente mar­quaient leurs pas dans la face nord de la Tour Ronde.

Lors de notre ascen­sion du Pigne d’Arolla, nous avons réel­le­ment pro­fi­tés de condi­tions incroyables en uti­li­sant les skis dans l’approche et la des­cente. Nous avons skié du som­met la voie nor­male jusqu’à l’altitude de 2400 mètres. Une neige de prin­temps par­faite, un régal !

Un 16 juin incroya­ble­ment seuls sur ce som­met. Quel plai­sir intense. Cela dis, les faces nord vont cer­tai­ne­ment vite prendre un coup de vieux esti­val, hési­tez pas d’y poser vos cram­pons ces pro­chains jours.

Le len­de­main du Pigne d’Arolla, Philippe goûte à la face Nord‐Est du Triangle du Tacul. Une belle voie Contamine.
Les ver­sants nord au soleil.… Plaisir d’été !